05 avril 2008
La physique des catastrophes, de Pessl Marisha
Difficile de parler de ce livre.. Je n'ai pas été hyper déçue, comme Goelen qui a craqué avant la fin, je n'ai pas été hyper enthousiaste, comme nombreuses de mes amies qui m'ont donné envie de le lire, mais c'est un livre qui marque par l'originalité de son écriture.
Bleue Van Meer, 16 ans, enfant américaine surdouée est élevée par un père universitaire fantasque. Il l'élève dans les livres, et ses seuls références se trouvent dans les pages des nombreuses lectures qui parsèment sa vie. Une vie qui va basculer à la suite d'une rencontre... Elle prend donc la plume pour nous le raconter, et à chaque fois qu'elle se trouve devant une situation, elle met entre parenthèses les coordonnées du livre qui s'y réfèrent (or l'auteur à inventé ces nombreuses références) !!!
Jusqu'à la moitié du livre, j'ai trouvé que ça se traînait, et puis, tout à coup, troisième partie (page 330 quand même!!!) ça s'emballe pour devenir haletant à la fin !
Donc une critique mi figue - mi-raisin. Me restera ces nombreuses petites phrases notées ci-après, qui m'ont enchantée dans ma lecture.
"Ce fut une étreinte épique, héroïque, tentaculaire - superproduction, dix mille figurants (par opposition à brève, granuleuse, de série B)."
"Mon admission dans leur cercle magique se fit avec la douceur du Débarquement en Normandie."
"Chaque fois que tu quittais cette maison aussi légère qu'un grain de riz soufflé au chocolat, uniquement vêtue de ce que les libres penseurs qualifieraient unanimement de Kleenex, je n'ai rien dit, parce que j'ai considéré - à tort semble-t-il - que vu ton niveau d'éducation, tu finirais par te rendre compte que ce petit jeu de "je te tiens par la barbichette", que ces soi-disant amis, ces potes avec qui tu as choisi de traîner, ne sont qu'une perte de temps, que leur opinion d'eux-mêmes, et du monde, est, pour le moins, éculée. Mais tu sembles souffrir d'un grave cas d'aveuglement."
"Je me faufilais [...] le long des maisons d'un calme olympien, avachies dans leurs pelouses lisses comme des éléphants endormis sur une patinoire."
"Il sourit, exhibant deux incisives tordues cachées l'une derrière l'autre comme si elles avaient le trac."
"Âgé d'une quarantaine d'années, le cheveu mou couleur auburn et l'oeil las d'un maître nageur à la fin de l'été"
"Je savais combien c'était flatteur que Hannah vous parle en privé : elle vous attrapait comme un livre par la couverture, pliait hardiment votre tranche et scrutait vos pages à la recherche de l'endroit où elle avait interrompu sa lecture, impatiente de connaître la suite."
" Le poigne du soleil perdait en force, et des ombres noires gisaient dans ma chambre comme des veuves maigrichonnes empoisonnées à l'arsenic."
"l'après-midi ressemblait à un adolescent à l'oeil éteint, à une baroudeuse qui traîne autour d'un bouge, à une guirlande de Noël fatiguée."
Commentaires
Ah ... Je note ce roman avec 3 points de suspension alors ! Merci ...
je ne le lirai pas. Une amie du comité de lecture m'a enlevé le goût de tenter. Elle n'a vraiment pas aimé.
Malgré la critique mitigée, ce florilège de citations me donne envie de le lire !!!
Je n'ai pas eu la patience d'atteindre la page 330!
J'ai lu plein de billets négatifs... plein de mes copains n'ont pas aimé... et pourtant j'ai drôlement envie de le lire quand même. La vie est étrange, parfois!!
Je crois que je ne vais pas me laisser tenter.
@ Nath : j'hésite à le conseiller...
@ Sylire : je comprends, mais j'ai aussi entendu des supers critiques
@ Emmyne : une écriture très imagée
@ Mireille : j'ai failli craquer aussi.. en fait il faut peut être commencer à la troisième partie?
@ Karine : un petit goût à l'opposition?
@ FRançoise : c'est vrai que je ne suis pas très tentante...
C'est à cette page que j'avais jeté l'éponge ! :)
@ cathulu : dommage, ça devient bien après !!!
Malgré les commentaires partagés, j'ai bien envie de le tenter aussi.
@ Hilde : et bien j'attends ta critique alors...
Deborah Helpert
Deborah Helpert.J’ai crée naturellement cette petite page en toute humilité à l’image de Deborah, j’ai eu la chance de lire son livre, son manifeste, son mode d’emploi, ce petit fascicule qui va s’appeler femmes, mode d’emploi. Je l’ai adoré pour la sincérité, le pragmatisme et l’intelligence du texte dans son concept.
J’ai la chance de présider le Prix Edgar Faure avec un jury auquel je n’aurai jamais pu rêver, Manuel Valls, Olivier Dassault, Elisabeth Guigou, Roland Dumas, Antoine Sfeir, Laurent Wauquiez etc. J’ai donc une certaine expérience de la littérature politique, et là je découvre ” La littérature du cœur ” et du don” car c’est un don que vous nous faites Deborah, c’est l’accès à la boite de Pandore, car pour revenir aux fondamentaux, qu’es qu’une femme ? Qu’es qu’aimer ?, Comment fait on. Ces questions restent récurrentes tout au long de la vie et c’est peut être parce que l’on peut ouvrir “femmes, mode d’emploi que tout redeviens simple.
Je reste perplexe. En effet les citations que tu inclus sont intéressantes, mais "se farcir" 330 pages avant que cela ne décolle...pfff non merci!
Je me contenterai des phrases que tu as noté...
Bon dimanche!
@ lecteur : ?????
@ Choupynette : je comprends ta perplexité
@ Anne : bon dimanche
mouais, j'avoue être trop méfiante pour attendre 330 pages...
Il est sur ma liste à lire mais ta critique me refroidit un peu...
@ Amanda : méfiante ou impatiente ?
@ zazimuth : mais il y en a qui ont adoré !
Je n'ai pas cette patience Gambadou ! Malheureusement, ton avis rejoint d'autres avis lu ici et là. Donc, bof ! Je ne sais pas.
Bises et bonne fin de journée !!!
J'avais prévu de le lire mais finalement j'ai eu beaucoup d'échos mitigés. Je crois que j'attendrai du coup la version en poche...
@ Antigone : oui, j'ai lu d'autres avis ou les personnes crquent avant d'arriver à la page 330 !
@ Lou : bonne idée !
c'est l'auteur dont tout le monde parle et finalement....je suis ton avis, je passe mon tour..
étrange billet Gambadou, je ne sais que penser... c'est dommage un si beau titre :-))
@ bel gazou : c'est vrai qu'on le voit pas mal dans les journaux
@ yueyin : ça fait envie hein !!!
Il a fallu que je me cramponne jusqu'à, pratiquement, la même page que toi, pour être exacte 20 pages plus loin, pour voir enfin l'action démarrée et là je suis restée cramponnée à l'histoire jusqu'au dernier mot de la fin !! ;-)
Attendre plus de 300 pages pour que cela s'améliore ... non merci ! Je crois que je vais passer mon tour :)
je t'admire d'avoir pu arriver au bout !!
ça me tentait énormément mais j'entends tellement d'avis négatifs que finalement je l'ai relégué au bout de ma LAL...
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