le blog des fanas de livres

Une famille passionnée par la lecture et qui veut vous faire partager ses découvertes

12 juillet 2008

Les déferlantes, de Gallay Claudie

9782841569342 avril 2008, 520 p

Un livre que j'avais noté suite à de très bonnes critiques glanées dans des magasines littéraires ou non.

J'ai été un peu déçue au début par la lenteur de l'histoire... les redites, les non dits, et l'écriture "parlé" : "Il a fait non avec la tête", "sale temps, il a dit"....et puis... j'ai été prise par l'histoire de ces êtres en désespérance dans ce coin de terre et de mer rude et magnifique.

Il y a la narratrice, retranchée dans ce coin de terre depuis la mort de son ami. Solitaire, elle travaille pour le centre ornithologique et se demande si elle pourra un jour revivre.

Lambert, la quarantaine, qui a perdu ses parents et son petit frère dans un naufrage de leur voilier, quand il avait 12 ans, et qui revient dans ce village de vacances pour vendre la maison familiale.

Nan, la couturière des linceuls, vieille femme à moitié folle qui vient les jours de tempête sur la grève pour attendre que la mer lui rende ses morts.

Lili, tenancière du bar, écorchée vive par le non amour entre sa vieille mère et son père, Théo, ancien gardien du phare.

Et enfin Raphaël, sculpteur de statue de femmes aux corps torturés, et sa soeur, Morgane, qui vit de rien.

Chaque personnage a quelque chose à taire, quelque chose à chercher, une fêlure, un creux à remplir...

Ils vont se croiser, se rencontrer, s'observer.. sur fond du mystère d'un enfant "perdu". La question principale reste : peut-on vivre après un drame ? comment? pour qui ? pourquoi ? peut-on réapprendre à rire ? le pardon s'apparente-t-il à l'oubli ?

Un livre avec des très beaux passages, parfois un peu long, parfois un peu dense, mais que j'ai eu plaisir à lire.

Vous pouvez allez voir les critiques positives de Cathulu, Gawou

Extraits :

" Ça devenait tendu entre nous, trop compliqué.

Il regardait du côté du phare.

- Rien n'a changé, les maisons sont les mêmes, la lande... Les fils ressemblent aux pères, tout est pareil et pourtant... Théo, je voudrais le haïr, je n'y arrive plus.

- C'est ça qui vous fait si mal?

Ne plus souffrir de cette manière intolérable. Cette injustice de vivre quand les autres sont morts, et de survivre justement.

Survivre encore. Envers et contre tout.

Envers et contre la mort.

Et se surprendre, un jour, à rire."

" Je me suis assise jusqu'à ce que l'espace m'avale. Fasse de moi un être minéral en contemplation devant le monde."

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27 juin 2008

L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson, de Tiano Joëlle

l_enchanteur parution 2007, 145 p

Quand j'ai vu fleurir les critiques positives sur plusieurs blogs, j'étais assez sceptique. D'abord parce que je n'aime pas le café, ensuite parce que ce titre ne me disait tout simplement rien !

Il a fallu la persuasion de Goelen, qui m'a prêté son exemplaire il y a plusieurs mois, pour que je m'y plonge enfin.

Et bien sûr, j'aurais dû suivre votre avis dès le départ, car ce livre m'a enchanté !

Il est plein de poésie, d'émotion, d'amour et de rupture.

Irina à 100 ans, elle vit à Batenda, colonie française ou elle est arrivée à la suite de son mariage, en 1939. Chaque jours, pour faire fonctionner sa mémoire, elle se remémore la recette de ce gâteau. A chaque phase, un évènement de son passé refait surface : son mariage, la naissance de sa fille, la rencontre d'un homme, la mort en déportation de sa famille,... car à chaque fois qu'un imprévu est arrivé dans sa vie, elle s'est réfugiée dans sa cuisine pour confectionner ce gâteau.

Très beaux moments ou l'on revoit la vie de cette femme à travers la recette de ce gâteau. Et vous pouvez allez voir les nombreuses critiques positives de ce livre, chez Anne, Bellesahi, Cathulu, Florinette, Moustafette, Papillon, Sylire, Valdebaz, et tous ceux que j'oubli !

Extrait : "Depuis les contes de notre enfance, on sait que tout peut arriver une fois entrés dans la forêt.

Elle s'est refermée sur nous et nous avons perdu la mémoire de notre vie d'avant. Allégés de ce que nous étions. Demeuraient simplement nos yeux, nos oreilles, notre peau nos narines, et notre âme.

Il y a quelque chose de vertigineux à sentir son identité vaciller. Lorsque soudain s'efface tout ce qui nous avait inscrits dans nos vies, et que nous envahit une identité sensorielle impérieuse, jusque là confinée, réduite à peu de chose."

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23 juin 2008

Ni d'Eve, ni d'Adam, de Nothomb Amélie

am_lie_nothomb parution 08/2007 - 245 p

Je ne suis pas une grande lectrice d’Amélie Nothomb. J'avais commencé avec "Hygiène de l'assassin", son premier roman, qui m'avait horrifié ! Il a fallu un certain temps avant que je reprenne un de ses livres ! Mais comme ils tournent dans mon groupe de lecture, je finis toujours par les avoir entre les mains, et par les lire....

J'ai beaucoup ri avec ce dernier opus. En fait je crois que j'apprécie Amélie Nothomb quand elle se met elle même en situation. Elle est touchante de naïveté, l'écriture est légère mais toujours sophistiquée, elle se moque d'elle même avec pas mal de verve et nous fait rire de ses travers. La fin est très émouvante.

Jeune étudiante, Amélie retourne au Japon ou elle a vécu les 5 premières années de sa vie. Pour gagner un peu d'argent, elle décide de donner des cours de français. Elle rencontre ainsi Rinri, jeune japonais. Une liaison va naître entre eux deux. Mais les sentiments amoureux ne se déclinent pas toujours de la même façon entre Belge et Japonais...

Un livre qui se lit vite et bien. Une parenthèse de plaisir.

Extraits :

"Dès que j'ai atteint mon indépendance, un logement habité par moi à d'emblée ressemblé à un débarras squatté par des réfugiés politiques, prêts à déguerpir à la moindre descente de police."

"Les fils, qui comme chacun sait, sont le but véritable de la fondue suisse. Je mis l'objet en bouche et mâchai : cela n'avait absolument aucun goût. Je compris que les Nippons adoraient manger de la fondue suisse pour le côté ludique de l'affaire et qu'ils en avaient créé une qui éliminait le seul détail fâcheux de ce plat traditionnel : sa saveur."

"Pourquoi te donnes-tu tant de mal à paraître distinguée alors qu'avec un visage si expressif, tu ne seras jamais une dame?"

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21 juin 2008

Le boulevard périphérique, de Bauchan Henry

le_boulevard parution 01/2008 - 255 p

Quelle intensité ! Une lecture tendue et fluide, une justesse des mots sublime..

Et pourtant j'ai hésité à lire ce livre... le thème d'une jeune femme mourant d'un cancer était trop proche de ce que j'ai vécu récemment avec une amie. J'avais peur de me retrouver dans la douleur, la tristesse.

Bien sûr ce livre n'est pas gai, mais il est tellement bien écrit que partager les sentiments du narrateur est un plaisir immense.

Le narrateur est âgé, il va tous les jours voir sa belle fille qui se meurt d'un cancer à l'hôpital. Pour ce faire, il emprunte un trajet immuable, en transport en commun ou voiture, ou il traverse tout Paris. Lors de ces trajets, lui revient en mémoire la mort de son meilleur ami, Stéphane, lors de la seconde guerre. Une mort injuste d'une personne jeune, comme l'est celle de sa belle-fille, Paule. La mort est alors vécue comme une rupture inacceptable.

La respiration saccadée de Paule se retrouve dans la circulation du périphérique encombré, l'oppression des embouteillages se rapporte au chagrin... les voitures continuent de rouler sans fin dans une éternité de bruit contrairement au silence de l'hôpital.

Deux histoires se construisent alors en parallèle : celle de Paule et de sa famille, pris dans le tourbillon de la maladie, et celle de Stéphane et Shadow, son bourreau allemand, que la narrateur a rencontré pour essayer de comprendre la mort de son ami.

J'ai juste parfois eu un peu de mal avec cette double histoire, notamment quand nous avons les rencontres avec cet officier allemand si dur. Mais le livre est tellement bien écrit que tout passe...

Ce livre a reçu le prix du livre Inter 2008. C'est un coup de coeur pour Sylire, Bellesahi a aussi été séduite.

Extraits : (je n'arrive pas à n'en choisir qu'un ! mon livre est truffé de post-it !)

"A un dialogue de regards, un dialogue sans paroles entre nous, parce que nous ne nous sommes presque rien dit et c'est autre chose que des paroles que nous échangeons. Ce qui se passe ici et maintenant, ce qui nous a poussés à venir ici l'un et l'autre à travers tant de difficultés, il est clair que si nous étions un homme et une femme on penserait que c'est de l'amour. Et c'est cela sans doute., je suis prêt, lui aussi, à le reconnaître mais je suis arrêté parce qu'il y a entre nous ni désir, ni possession. Il n'entrera pas dans mon avoir, ni moi dans le sien. Il est hors mots d'amour, hors mots sexuels. Tout se passe dans l'échange de regards dont bientôt nous allons être privés."

"Autrefois, je pensais qu'il fallait écrire avec des cailloux blancs afin de pouvoir retrouver son chemin. Aujourd'hui, je voix qu'un peu de mie de pain suffit et qu'il faut avancer dans l'obscurité en se servant des traces confuses laissées dans la forêt, de ce qui reste de lumière et si je vois, comme aujourd'hui, la lampe de la maison de l'ogre, je suis content, car elle éclaire cette page ou je parviendrai  peut-être à faire apparaître la plus intime des écritures, celle de nos grands prédateurs."

"Qu'est ce qu'on veut quand on ne veut plus vouloir? quand on est dans les encombrements on peut s'énerver, on peut patienter, on ne peut plus vouloir. Ne plus vouloir, est ce que ce n'est pas encore vouloir quelque chose? Que faut-il faire pour sortir complètement du vouloir?"

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01 juin 2008

L'homme que l'on prenait pour un autre, de Egloff Joël

egloff parution 01/2008

Un livre étonnant et très original, que j'ai lu d'une traite..

Le narrateur, un homme entre deux âges, a deux particularités : non seulement il a une tête que plusieurs personnes prennent pour une connaissance, mais en plus il a une imagination débordante qui lui fait "amplifier" le moindre petit évènement. Même si il se rend compte qu'il n'est pas crédible quand il s'invente des histoires, son esprit continu à inventer.

Il a beaucoup de mal à se confronter à la réalité, sauf quand il va rendre visite à sa vieille tante qui est persuadée de vivre encore pendant la guerre 39-40. Là il essaye de la remettre dans la réalité.

De quiproquo en imaginaire, il va lui arriver un tas d'histoire assez abracadabrantes !

J'avais été sceptique avec "l'étourdissement", là j'ai été conquise par ce livre qui se lit très rapidement.

Vous pouvez trouver une autre critique du même ordre chez Clarabel.

Extrait : "C'est incroyable, je me suis dit, les idées stupides qui vous traversent la tête, pour peu qu'on laisse un peu son esprit vagabonder, comme un jeune chien auquel on retire sa laisse. Si je parvenais, par je ne sais quel procédé, à canaliser et à transformer en énergie toutes ces pensées inutiles qui s'entrechoquent et s'échauffent dans ma tête, je pourrais sans doute faire tourner des turbines, produire de l'électricité. Assez, j'en suis sûr, pour éclairer toute une ville. C'est une idée qui méritait peut-être d'être creusée d'ailleurs. Je me suis mis à y réfléchir plus sérieusement, du coup, en me livrant, comme ça, à la louche, à ce qu'on pourrait appeler une sorte d'étude de faisabilité."

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31 mai 2008

Les années, Ernaux Annie

ernaux parution 02/2008

Et bien je n'ai pas réussi. Comme Jules, ce livre m'est tombé des mains. J'ai pourtant essayé un peu plus longtemps qu'elle, certains commentaires étant vraiment positifs (vous pouvez allez voir celui de Cathulu).. mais non...

Annie Ernaux nous raconte la vie de l'après-guerre jusqu'à aujourd'hui, en partant de photos... Mais tout est impersonnel, elle parle à la troisième personne "on, elle..", aucune vie dans ce récit, j'avais l'impression de lire un "Que sais-je".

Extrait : "A la moitié des années cinquante, dans les repas de famille, les adolescents restaient à table, écoutant les propos sans s'y mêler, souriant poliment aux plaisanteries qui ne les faisaient pas rire, aux remarques approbatrices dont ils étaient l'objet sur leur développement physique, aux grivoiseries voilées destinées à les faire rougir, se contentant de répondre aux questions émises précautionneusement sur leurs études, ne se sentant pas encore prêts à entrer de plein droit dans la conversation générale, même si le vin, les liqueurs et les cigarettes blondes autorisées au dessert marquaient le début de leur intronisation dans le cercle des adultes."

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26 mai 2008

Des gourmandises sur l'étagère, Moreau Françoise

des_gourmandises parution 12/2002 - 45 p

Ce livre est une petite gourmandise proposé en livre voyageur par Goelen.

J'ai dégusté l'écriture très imagée, savouré l'histoire de ces parents dodus qui aiment bien et beaucoup manger, et qui tout à coup voit leur fille Berthe refuser de se nourrir et fondre...

J'ai goûté ce petit récit entre deux livres plus "conséquents" et apprécié cette parenthèse courte mais forte.

Extrait : "Marie-GabrielleMarie-Gabrielle se retourne. Les colonnes de ses cuisses ondulent sous le tissu rouge et des vagues pulpeuses roulent sous la peau de sa gorge. Les perles de son collier tremblent alors comme des cubes de gelée translucide. Elle est belle comme une armoire. Et béante comme elle. Toute les nourritures terrestres parviennent mal à combler ce creux dans son ventre qu'elle remplit obstinément et tous les jours. Pour ne pas devenir un arbre creux. Comme on en trouve plusieurs dans l'île entre canal et rivière. Odilon le sait. Il l'aime pour sa circonférence. Pour ce qu'elle abrite en elle, blessure, amour ou abcès. Il l'aime en entier, en détail."

Vous pouvez aussi retrouver les avis d'Antigone, d'Anne, Florinette ... et Chiffonnette qui me l'a envoyé.

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20 mai 2008

La théorie du Panda, de Garnier Pascal

la_th_orie_du_panda

Je l'avais noté il y a longtemps chez Clarabel, Sylire m'a fait une piqûre de rappel, et sur les étagères de ma bibliothèque, il me tendait les bras...

Étrange livre dont j'ai beaucoup aimé l'écriture... Des petites phrases comme "C'est fragile les gens, dur et fragile comme le verre.", "Il se met en marche avec l'obstination d'une vieille machine à vapeur". "Ses yeux coulent, son nez coule, il se noie de l'intérieur"

On y suit Gabriel, homme sans attache, qui fuit un "passé qui engloutit à chaque seconde son présent". Il arrive dans un hôtel d'une petite ville bretonne, y croise Marguerite, la réceptionniste, Marc et Rita, deux âmes à la dérive, et José, patron de restaurant seul à la suite de l'hospitalisation de sa femme...

Gabriel est prévenant, il aide, cuisine, paie, soulage.. avec toutefois une tristesse infime qui le marque.

Petit à petit, des strates de son ancienne vie se dévoilent. On a envie de connaître la suite, de savoir pourquoi... Un livre lu d'une traite.

Extraits : "D'un geste machinal, José effleure le chromo de la vierge collé sur le tableau de bord comme d'autres touchent du bois. Les essuie-glaces font leur boulot, sans conviction. Ici, c'est toujours la pluie qui gagne.

- Ils sont gentils tes gosses.

- Oui, ils sont gentils... Et Françoise aussi est gentille et toi aussi et Marie aussi!... Alors pourquoi, merde?...

Son poing, en s'abattant sur le volant, fait zigzaguer la voiture. Un camion rouge venant en ses inverse l'évite de justesse dans un mugissement de klaxon. José se gare sur le bas-côté, s'effondre sur le volant, le dos secoué de sanglots. Vingt mille lieus sous les larmes. Avec quoi éponge-t-on toute cette peine? Gabriel pose sa main sur l'épaule de José. C'est tout ce qu'il peut faire. Il revoit le camion rouge foncer vers eux. Il n'a pas eu peur. Il était prêt. Depuis longtemps il est prêt".

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18 mai 2008

Le petit prince cannibale, de Lefèvre Françoise

Le_petit_princePrix Goncourt des Lycéens 1990

Ni un roman, ni une autobiographie, un mélange des deux....

Le fils de Françoise Lefèvre est autiste. Pendant ses 4 premières années, ses cris perçants vrillent les oreilles et les nerfs. Il ne sourit pas, ne parle pas, ne mâche pas... Sa mère refuse de le faire hospitaliser, de le considérer comme un handicapé. Elle est persuadée qu'elle va pouvoir le sortir de son autisme, elle est sûre d'y arriver à force de combat et d'écoute. Elle entre dans son monde pour communiquer, puis, elle s'oblige à en sortir pour vivre. Elle passe de la colère et de débordements verbaux à la plus grande tendresse. Elle a une force considérable qui  lui permet de le tenir à bout de bras. Pas une seule heure pour elle. Pendant ces 4 premières années, elle n'a pas écrit une ligne "Ce n'est pas tant la mère que tu asphyxies, c'est l'écrivain".

En parallèle, Françoise Lefevre essaye d'écrire un roman, sur Blanche, cantatrice très connue et mal aimée couverte d'un cancer de la peau...

Au début j'ai été un peu désarçonnée par ce va et vient entre l'enfant autiste et Blanche. Et puis j'ai compris que l'auteure voulait ainsi nous montrer son impossibilité à écrire. A chaque fois qu'une phrase lui arrive sur Blanche, elle est interrompu par son fils.

Un immense message d'espoir et d'amour. Un très beau livre. Merci à Florinette, Anne et Sylire qui m'ont donné envie de lire ce livr.

J'aimerai aujourd'hui en savoir plus. Qu'est-il devenu ce petit prince cannibale qui doit être aujourd'hui adulte ? J'ai du coup envie de lire "Surtout ne me dessine pas un mouton" qui décrit l'entrée de cet enfant au collège

Extrait : " Il faut, Sylvestre, que j'accepte d'être moins exaspérée par tes crises de violence, ces ornières où tu tombes si souvent. Il faut que j'accepte de ne plus écrire, de remettre mon livre sans cesse à demain avec tout le malaise que cela fait naître en moi. Il faut que j'accepte enfin que tu me prennes beaucoup et ne me donnes presque rien. Abnégation totale de ma vie. Mes pensées. Mes rythmes. Mon intimité. Ma liberté. Il me semble que je ne ris plus beaucoup. Durant ces quatre années nous avons été comme des vases communicants. Patient goutte-à-goutte. O lente, si lente transfusion de mes veines à ton sang. Je dois être vigilante et ne pas perdre contact avec toi. Ne jamais te laisser dériver seul."

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01 mai 2008

Pauline, de Dumas Alexandre

pauline écrit en 1838 -

Quelle bonne idée du Blogoclub de lecture de nous avoir proposé de lire un livre du 19 ème siècle. Je me suis donc plongée dans Dumas, que je n'avais pas lu depuis ..... très longtemps !!!

Ah, tout y est : les évanouissements, les sels, les brigands, l'honneur, l'amour, l'amitié, les tournures de phrases à l'ancienne, les subjonctifs...

J'adore !!!! et je me suis retrouvée des années en arrière, quand, jeune fille, j'étais plongée dans les Daphné du Maurier (ah, l'auberge de la Jamaïque) et autres "vieilleries".

Ça m'a fait beaucoup de bien de relire un livre comme ça! ça change des contemporains, et c'est une parenthèse très agréable. Je vous le recommande.

Extrait : "Soit que vous restiez en France, soit que vous la quittiez, disposez de moi, madame, à titre d'ami ou de frère; ordonnez que je vous accompagne de près, ou que je vous suive de loin, faites-vos de moi un défenseur avoué, ou exigez que j'aie l'air de na pas vous connaître, et j'obéirai à l'instant; et cela, madame, croyez le bien, sans arrière-pensée, sans espoir égoïste, sans intention mauvaise. Et maintenant que j'ai dit, oubliez votre âge, oubliez le mien, ou supposez que je suis votre frère.

- Merci me dit la comtesse avec une voix pleine d'une émotion profonde, j'accepte avec une confiance pareille à votre loyauté; je me remets tout entière à votre honneur, car je n'ai que vous au monde : vous seul savez que j'existe."

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